4 mois à Salamanque – Retour sur mon expérience Erasmus

Holaaa ! Voici l’article que je vous dois depuis tant de temps, mais peu évident à faire.
« Mais par où je vais commencer ? Et qu’est ce que je vais raconter ? Je vais pas leur raconter ma vie quand même… Et comment je vais illustrer tout ça ? » Voilà toutes les questions qui se bousculaient dans ma tête.
Bref, je crois que je n’ai jamais dit autant « je » dans un article depuis la création de ce blog. J’espère qu’il vous plaira, ne sera pas trop ennuyeux et aidera les futurs Erasmus qui passent par là !

▲ L’heure du choix de la destination

La destination, ce terrible choix. De mon côté il n’a pas été si difficile puisque je me suis rapidement décidée et pourtant, je suis la fille la plus indécise de la terre. Oui j’ai choisi l’Espagne, ce pays si proche de la France, oui j’ai choisi Salamanque, cette ville inconnue. Je dois avouer que le film « L’auberge espagnole » n’y est pas pour rien, même s’il est tourné à Barcelone. 
Le choix est totalement personnel, un conseil : ne vous rendez pas dans une ville juste parce qu’elle est « stylée » ou que la langue qui y est parlée pourra vous servir, mais ne vous plaît pas. C’est un conseil super bête, mais si important ! J’ai toujours adoré l’espagnol, je suis partie en Espagne et je n’ai aucun regrets. Oui l’anglais est beaucoup plus international, mais franchement, s’éclater ça passe avant tout. C’est le bon moment pour se rebeller et dire fuck se ficher de ceux qui osent critiquer votre choix. 



▲ L’ambiance Erasmus
Quand on part dans le cadre d’Erasmus, arrivé sur place, il y a comme une « famille Erasmus » qui se crée. A Salamanque, cette ville de la fête, on a eu pleins de soirées pour nous intégrer, nous accueillir et nous connaitre entre nous. La première question est toujours « Tu viens d’où ? » et dans les soirées, on a droit à des petits papiers avec notre prénom et notre pays. De vrais représentants du pays français ! L’ambiance est plutôt cool et on se retrouve avec des gens de toute l’Europe ou du monde autour de soi. Bon au bout d’un moment, vivre avec des américaines et un australien, ça devient totalement normal. Un vrai mélange des cultures qui nous fait vivre de super moments.
Une fois l’adaptation à toute cette nouvelle vie faite, je suis passée de l’autre côté, celui des locaux. Je n’étais pas venue pour parler le français ou l’anglais, mais bien l’espagnol !


▲ Le contact avec les locaux
L’ambiance Erasmus, c’est donc bien beau, mais j’ai vraiment préféré les relations que j’ai eu avec les locaux. Les espagnols sont accueillants, ils vous intègrent plutôt rapidement, ils vous mettent à l’aise et n’ont aucun problème avec les étrangers. Au final, je passais plus de temps avec les espagnols, grâce aux cours, qu’avec les Erasmus. J’ai sympathisé avec plusieurs d’entre eux, j’étais la petite française de la bande et on a gardé contact ! 
A mon retour, j’ai pu discuter avec d’autres revenants d’Erasmus et j’ai vu que selon les pays, la relation avec les locaux était totalement différente. Apparemment, il est plus difficile de tisser des liens avec eux, par exemple en Norvège où les locaux peuvent être distants, difficiles d’accès. 



▲ Les rencontres
Les rencontres, c’est le plus gros point positif que je retiens de mon expérience. Tous ces gens feront que votre aventure sera plus ou moins cool, mais c’est si important ! On vit des moments géniaux avec eux, nos cultures sont parfois totalement différentes, mais on réussit à se comprendre et tisser des liens, malgré tout. Et même si la distance fait que l’on se reverra peut-être jamais, ces moments sont gravés et inoubliables. 

▲ Les changements personnels 
On dit souvent d’Erasmus que ça change les gens, très souvent en bien. On dit qu’ils reviennent grandis, plus matures, évolués. Pour ma part… il y a eu comme un hic. J’ai ressenti aucun changement en moi et mes proches n’ont rien remarqué du tout. On va pas se plaindre, vous allez me dire.
Mais cette expérience m’a permis de me prouver que oui, je suis capable de vivre plus ou moins seule, dans un pays étranger. Certes l’Espagne, c’est vraiment pas l’autre bout du monde, mais quand même ! Cette idée de partir m’a toujours fait peur, j’étais terrifiée avant mon départ, mais je suis pourtant toujours vivante. Donc une petite fierté se cache au fond de moi. Fière d’avoir pris cette décision de partir et fière de n’avoir aucun regret.

▲ Le retour
On parle très souvent du départ, ce grand pas à franchir, mais le retour… C’est une sacrée histoire aussi. Bien évidemment, ce cher ami le temps, qui passe toujours trop vite, ne nous épargne pas pendant l’expérience Erasmus. Si ce séjour se passe bien, le premier mois passe plutôt rapidement, on est ensuite surpris de se rendre compte que nous sommes à la moitié du séjour et puis…Les 4 mois arrivent à une vitesse dingue. Je n’ai jamais autant détesté le temps des au revoir qu’à ce moment-là je crois. Parce que justement ces « au revoir » sont peut-être des adieux. On quitte une ville dans laquelle on se sent chez soi, mais aussi une ambiance si agréable et que l’on ne retrouvera plus jamais.
Au retour en France, c’est assez étrange. On se sent comme « étrangers » dans sa ville et on ne sait plus quelle langue parler. Tous ces gens qui parlent français et cette obligation de parler français dans les lieux publics… Mais pourquoi ? C’était un peu l’incompréhension dans mon cerveau ! Dès que je m’apprêtais à parler français, j’avais la version espagnole dans mon cerveau qui avait terriblement envie de sortir.
Bref, c’est tout un tas d’émotions qui sont bonnes à vivre, même si pas toujours très heureuses !

Je suis retournée à Salamanque, fin Octobre. C’était un peu comme un soudain retour en arrière, mais finalement, j’ai retrouvé des amis et j’ai adoré puisque peu de choses avaient changé. J’ai donc fait mes 2èmes au revoir à Salamanque, pour la retrouver dans un futur assez lointain. Ce départ a signé la véritable fin de mon expérience Erasmus, les départs sont tristes, mais les rencontres et les amitiés, elles, restent heureusement. Même si c’est différent et même s’il y a cette fichue distance au milieu.
Et voilà ce qui peut tout résumer : « You will never be completely at home again, because part of your heart will always be elsewhere ».

Je tiens à signaler un gros danger pour les futurs partants : Erasmus donne envie de voyager, terriblement. C’est le gros piège dont je suis témoin et surtout depuis mon retour !
N’oublions pas aussi que que les expériences peuvent décevoir, c’est vrai, même si je crois que ces cas sont plutôt rares.

J’en profite enfin pour faire un big up à ces personnes qui ont rendu mon expérience unique et inoubliable, si vous passez par là, un mot : merci, vous êtes au top. Et n’oubliez pas la petite française que je suis.

Maintenant, à vous de partager vos expériences ! Avez-vous fait Erasmus, ou vécu à l’étranger pendant plusieurs mois ? Un voyage qui vous a marqué plus qu’un autre ?
J’attends vos commentaires 🙂

Muchos besos !

De Camille.

10 réflexions sur “4 mois à Salamanque – Retour sur mon expérience Erasmus

  1. Tout à fait d'accord avec ce petit résumé ! J'ai eu la chance de faire non pas un mais trois séjours à l'étranger : stage de licence à Dublin, Erasmus (10 mois) à Malaga, expérience professionnelle (6 mois) à Edimbourg… Toutes ont été très différentes, et m'ont beaucoup apporté !

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